BlogDiversité en entreprise : les différences de fonctionnement, levier oublié de la performance collective
Lire l'articleLes premiers jours de vacances révèlent parfois à quel point l’énergie au travail s’est progressivement épuisée. La pause estivale permet de retrouver des ressources devenues moins disponibles, mais cet effet peut rapidement s’estomper lorsque la reprise réinstalle les mêmes conditions de travail.
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Les premiers jours de vacances révèlent parfois à quel point l’énergie au travail s’est progressivement épuisée. La pause estivale permet de retrouver des ressources devenues moins disponibles, mais cet effet peut rapidement s’estomper lorsque la reprise réinstalle les mêmes conditions de travail.
Préserver son énergie au travail suppose donc de regarder au-delà du repos et d’identifier ce qui, dans l’activité professionnelle, nourrit durablement l’engagement ou épuise rapidement les ressources retrouvées.
Les congés permettent de prendre de la distance avec le travail et de récupérer. Mais lorsque la reprise réinstalle les mêmes contraintes, les ressources retrouvées peuvent rapidement s’épuiser.
Une responsable RH peut ainsi revenir reposée après plusieurs semaines de congés et retrouver immédiatement une activité dominée par l’urgence. Le repos a produit ses effets, mais les conditions qui consomment son énergie restent inchangées.
Il faut donc distinguerla récupération ponctuelle de la préservation durable de l’énergie, qui dépend aussi de la nature du travail et de la manière dont il est organisé.
Pour comprendre pourquoi certaines activités épuisent plus rapidement que d’autres, le volume de travail ne suffit pas. Il faut également regarder ce qu’elles sollicitent chez la personne.
Deux activités comparables en durée ou en difficulté peuvent produire des effets très différents selon les personnes. Une journée intense peut être stimulante, tandis qu’une tâche pourtant bien maîtrisée peut laisser une fatigue plus profonde.
Cette différence tient notamment aux appétences professionnelles : le plaisir qu’une personne prend à exercer certaines activités et sa capacité à les soutenir durablement avec énergie.
Une activité maîtrisée peut rester énergivore lorsqu’elle ne suscite ni intérêt ni plaisir. À l’inverse, une mission exigeante peut être stimulante lorsqu’elle correspond davantage aux appétences de la personne.
La compétence indique donc ce qu’une personne sait faire, sans toujours révéler le coût énergétique associé. L’approche map & match enrichit cette lecture à travers les Energy Skills™, qui rendent visibles les contributions qu’une personne prend naturellement plaisir à exercer et peut soutenir dans la durée.
Une cheffe de projet reconnue pour sa rigueur peut ainsi être régulièrement sollicitée sur le suivi opérationnel, alors qu’elle tire davantage d’énergie de la conception de solutions ou de l’animation du collectif.
L’enjeu n’est pas d’écarter les activités moins appréciées, mais de vérifier la place qu’elles occupent dans le rôle et la manière dont l’équipe peut mieux les répartir.
La coupure estivale offre une distance utile pour observer son rapport au travail, sans transformer les vacances en exercice d’introspection supplémentaire.
Certains signaux apparaissent avant même le départ : une activité régulièrement repoussée, une difficulté persistante à décrocher ou un effort devenu disproportionné. Lorsque la pression diminue, il devient plus facile d’identifier ce qui revient spontanément, notamment l’envie de retrouver certains projets ou, au contraire, l’appréhension associée à certaines dimensions du rôle.
Ces observations permettent de distinguer plusieurs origines possibles de la fatigue au travail : un volume devenu excessif, une organisation peu soutenable ou des activités particulièrement coûteuses à porter. Les réponses ne seront pas les mêmes selon la cause identifiée.
Pour chaque activité importante, deux critères peuvent être examinés : le niveau de maîtrise et l’effet produit sur l’énergie au travail.
Une activité maîtrisée et énergisante constitue généralement une contribution à valoriser. Lorsqu’elle est encore peu maîtrisée mais stimulante, elle peut révéler un potentiel à développer.
La situation mérite davantage d’attention lorsqu’une activité est bien exécutée mais reste énergivore. Les résultats peuvent alors masquer l’effort demandé. Une activité à la fois peu maîtrisée et fortement consommatrice peut, quant à elle, nécessiter un accompagnement, une redistribution ou une révision de sa place dans le rôle.
Quelques questions suffisent pour éclairer cette analyse :
Cette dernière question ouvre la réflexion collective. Une équipe doit couvrir l’ensemble des besoins du projet. La complémentarité permet de répartir les contributions en tenant compte à la fois des compétences, des appétences et de l’énergie de chacun.
Les conseils de récupération portent souvent sur la capacité individuelle à déconnecter. Ils deviennent insuffisants lorsque la fatigue trouve son origine dans la manière dont le travail est réparti.
Un collaborateur peut atteindre ses objectifs tout en dépensant une énergie excessive pour y parvenir. Les résultats ne disent donc pas toujours si son activité reste soutenable.
Le manager peut enrichir son analyse en observant ce que la personne réussit, mais aussi l’effort que cela lui demande et les contributions qui la stimulent le plus.
Un échange de rentrée peut alors permettre d’identifier les responsabilités devenues particulièrement coûteuses et celles que le collaborateur souhaiterait davantage exercer. Quelques ajustements dans la répartition du travail peuvent parfois suffire à rééquilibrer son rôle.
Une équipe doit pouvoir initier, accomplir, enrichir, piloter et lier. Lorsque l’essentiel de ces contributions repose sur une même personne, la fatigue devient aussi un enjeu collectif.
Un manager peut ainsi concentrer les arbitrages, le suivi de l’activité et la relation avec la direction. Les vacances lui permettent de récupérer, mais cette énergie s’épuise rapidement si toutes les décisions continuent de remonter vers lui.
L’analyse des dynamiques collectives peut révéler que certaines de ces contributions correspondent aux appétences d’autres membres de l’équipe. Leur confier une responsabilité plus importante permet de mieux valoriser leurs talents et de réduire la dépendance au manager.
La complémentarité améliore ainsi la couverture des besoins du projet tout en répartissant plus durablement l’énergie au sein de l’équipe.
Les vacances permettent de retrouver de l’énergie. Sa préservation dépend ensuite de la manière dont le travail sollicite les collaborateurs et de la place accordée aux activités qui les stimulent réellement.
Mieux aligner les appétences, les rôles et les besoins du collectif permet ainsi de soutenir un engagement plus durable et une performance mieux répartie dans l’équipe.
Pour engager cette réflexion, découvrez vos 3 principaux Energy Skills™ et identifiez les contributions que vous mobilisez naturellement avec le plus d’énergie.
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